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n°38 Janvier 2024

 

 

 

 

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Quelques jalons dans le temps

 

L’origine de l’église Saint-Étienne et son évolution jusqu’à la Révolution

 

Proche de Béziers, Agde et Saint-Thibéry où dès les premiers siècles apparaissent de grandes figures chrétiennes, Valros est aussi touché par la christianisation.
La présence d’une communauté chrétienne est attestée dès le VIIème siècle par une nécropole vraisemblablement wisigothique, sur le plateau de la Tour, et dont un des sarcophages, monolithe, est visible devant l’entrée de l’église.

Au IXème siècle, Valros passe du diocèse d’Agde à celui de Béziers. Le village est vendu par son propriétaire Servus Dei, devenu évêque de Gérone, à son confrère de Béziers.
En même temps, l’abbaye bénédictine de Saint-Thibéry, possédait au lieu de Valros quelques dépendances dont un prieuré. Ces dépendances lui seront restituées en 990.
Au milieu du XIIème siècle, une bulle du pape Eugène III mentionne une église à Valros qui devait se situer à l’emplacement de l’église actuelle, peut-être sur les bases du prieuré.
Dédiée à Saint-Étienne, premier martyr chrétien, elle est reconstruite en 1425 selon la date inscrite à la clé de voûte du chœur.


Après les dégâts liés aux conflits entre catholiques et réformés en 1576, le bâtiment reçoit une nouvelle onction comme semblent l’indiquer les croix superposées sur les piliers.


Le XVIIème est prospère pour l’Eglise. Jean de Bonzi, évêque de Béziers se rend en visite pastorale à Valros. Le curé le conduit à Saint–Pierre dont il assure le service. Deux cloches sont installées en 1698 et en 1700, œuvres des ateliers Gor de Pézenas.


La gestion des biens, des revenus et des frais de l’Eglise incombe à la Fabrique tenue par des marguilliers, laïcs. Ils s’occupent aussi de ceux de la Confrérie de Saint-Étienne.
Cette puissante Confrérie existe depuis des temps immémoriaux, ses statuts sont réactualisés en 1680. Son impact est remis en question en 1764 lorsqu’un conflit entre les consuls de la Cité et les représentants de l’Eglise et de la Confrérie, allume les passions des Valrossiens pendant deux ans.
A ce moment-là, même s’il y a une maison consulaire, l’église semble être la véritable maison du peuple, lieu des rassemblements, de la diffusion des informations et des débats. Tous les actes de la vie y sont consignés. On y procèdera même à l’élection du maire en 1790.


Autour du village, les églises rurales de Saint-Pierre, Saint-Martin de Fenouillet et Saint-Michel sont desservies par le prieur de Valros.


Après la Révolution

 

La paroisse va perdre son rôle en tant qu’unité administrative publique, et l’église celui de maison du peuple. Les registres de l’Etat civil concurrencent les registres paroissiaux. Le préfet nomme les marguilliers.


En 1801, après la signature du Concordat, une enquête du gouvernement fait état d’une église de Valros dégradée et mentionne la nécessité d’une remise en état. Il est signalé alors que la plupart des Fabriques n’ayant pas de revenu suffisant pour la dépense du culte, les communes sont obligées d’y suppléer, c’est le cas pour Valros.

Lorsqu’en 1817, Monsieur Aïn, est nommé curé de Valros, la commune doit prévoir une augmentation de sa pension et des réparations au presbytère.


A partir de cette date, il n’est plus question de la Confrérie de Saint-Étienne, mais de la Confrérie des Pèlerins de Saint-Jacques. Avec le concours des particuliers, celle-ci effectue le devoir de charité et se montre très présente lors de l’épidémie de choléra qui, en août 1854, fait des ravages dans la population du village.


Au cours de la fin du siècle, les travaux se succèdent, aussi bien réparations qu’embellissements, comme l’ouverte de deux croisées, la pose de vitraux ou la création de nouveaux fonts baptismaux.


De la loi de séparation à nos jours

 

Le XXème siècle est globalement marqué par la perte d’influence de l’Eglise.
Deux cloches sont classées au titre de Monuments Historiques. L’église est restaurée et inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Plus récemment une fresque du XVIIème siècle et le portail ont été restaurés.


L’architecture

 

L’église de Valros se place dans le mouvement de construction du gothique méridional.
A l’extérieur, façade, murs latéraux et chevet sont épaulés par de hauts contreforts.


A l’intérieur, le plan est très simple, une nef de trois travées sans collatéraux, une abside à sept pans égaux, plus basse et plus étroite, introduite par un mur diaphragme percé d’un oculus, le tout dans un bel appareil de pierres de taille. On note seulement l’ajout d’une chapelle du XIXème siècle, dans le mur nord pour recevoir les fonts baptismaux.


Façade et murs

 

De la première église, il ne reste que quelques éléments au sud-ouest à la base de la tour-clocher.
La façade, austère, s’ouvre par un portail à l’arc brisé. Deux voussures s’appuient sur des colonnettes de même facture rythmées par des chapiteaux à feuilles de chêne. L’archivolte  repose sur deux petits culots sculptés.


Au-dessus, une moulure horizontale en forme de larmier, sépare la base de la partie surélevée, percée d’un oculus. Cette moulure se prolonge sur les murs jusqu’après les deux puissants contreforts d’angle qui encadrent la façade. Celui du sud a été élargi et transformé en tour-clocher carrée avec son escalier à vis.

La salle du premier étage s’ouvre au sud par une étroite meurtrière. L’étage campanaire plus tardif, est installé à cheval sur le rampant du pignon et se raccorde à la fois à la tour et à la façade ouest. On y trouve les deux cloches de 1698 et 1700. Celui du nord devait être plus élevé et, peut-être porter une tourelle.


La nef

 

Les travées reposent sur quatre piliers engagés. La troisième travée est surbaissée. Éclairée essentiellement par les vitraux de l’abside, le vaisseau est peu ajouré. Il l’était encore moins avant la création au XIXème siècle, de deux fenêtres sur le modèle de celles qui existaient déjà.


Le mur ouest et le mur diaphragme sont dotés de modestes oculi dans la partie haute. Dans le mur sud, la porte des morts était ouverte sur le cimetière jusqu’à la Révolution.

Entre la nef et l’abside, l’arc triomphal repose sur des colonnes rondes engagées. Les doubleaux moulurés de l’arc pénètrent l’arrondi de la pile. Des chapiteaux, sculptés de feuillages au sud et de rameaux encadrant un écu au nord, débordent sur le mur.


Les ogives s’insèrent dans l’angle dessiné par le formeret du mur diaphragme et celui de la première travée.


Sur le mur opposé, les ogives reposent sur deux gros culots dont un sculpté de beaux feuillages.


L’abside

 

Elle est couverte par une seule voûte rayonnante de huit branches d’ogives qui se coupent sur une clé ronde. Les ogives retombent sur de petits chapiteaux et se prolongent jusqu’au sol par de fines colonnettes engagées.

Sur les pans tournants, cinq grandes fenêtres à lancettes éclairent l’ensemble. Malgré l’utilisation des mêmes tores à listel qui donnent une unité à l’édifice, deux campagnes de construction semblent avoir eu lieu. La nef aurait été reprise entre une façade et un sanctuaire plus anciens.


La décoration et le mobilier

 

La façade

Devant le porche, se trouve le sarcophage monolithe mis au jour à la Tour. Au-dessus, une croix de mission en fer forgé de 1827. Sur les branches latérales de la croix sont évoqués les outils de la Passion du Christ, lance, marteau, clou, tenaille.

La nef
    
A l’intérieur du bâtiment, simplicité et pureté de lignes s’offrent à l’œil.
Dans la nef, des vitraux dont une belle Transfiguration sur le mur nord, diffusent la lumière. La chapelle latérale est ajourée par un vitrail représentant le baptême du Christ.
Sur la clé de voûte de la travée centrale, Saint Jean-Baptiste présente l’agneau, figure du Christ.
Des croix sont repeintes sur les piliers, signes de la reconsécration de l’église après les troubles.


Au fond de la dernière travée, reste un fragment de fresque latérale, au dessin assez naïf, dédiée aux âmes du Purgatoire, probablement début XVIIème et récemment restaurée.

La grille de chœur, légère, est une belle pièce du XVIIIème siècle.


La cuve baptismale, pourrait être celle de l’église primitive.

 


De chaque côté, deux grandes statues en bois doré.
A gauche, témoin de l’ancienne Confrérie, Saint-Jacques avec ses attributs de pèlerin et, à droite, la Vierge à l’Enfant, portée en procession lors de l’épidémie de 1854.

Le mobilier de la nef comprend quelques autres éléments intéressants. Un buste en bois de Saint-Eutrope, un bénitier en marbre de Caunes-Minervois, une statue de Saint-Fulcran, évêque de Lodève au Xème siècle, plusieurs statues dont un Saint-Roch, en pèlerin de Compostelle, un chemin de croix sur toile du XIXème siècle et des lustres avec pendeloques.


 

 

La nef est remarquable par son élégance et la qualité de ses vitraux.
Financés par des familles du village, les vitraux proviennent des ateliers Mauvernay de Saint-Galmier et des ateliers Brunel et Pagès de Montpellier.
Au centre, dans une grande verrière très colorée, un majestueux Saint-Étienne, se présente auréolé, en habit de diacre, avec dans une main les pierres, instruments de sa lapidation et dans l’autre, la palme du martyr.
Dans le bas du vitrail, la lapidation elle-même, véritable catéchèse illustrant le texte des Actes des Apôtres.

 

Le tabernacle au Pélican est du XIXème siècle.

Le Christ en croix, peut-être XVIIIème siècle, est celui de la Confrérie des Pèlerins de Saint-Jacques.


Sources
« Valros, un voyage à travers le temps » P. Daudet, MA. Mora, C. Muratet
« Midi Gothique » F. Robin




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